Et si le marketing avait une posture sociale? (III)
octobre 28, 2007
L’engagement devant un public averti, pour des objectifs exclusivement sans but lucratif, impose une sélection attentive des messages et les adresser sur des canaux taillés à la noblesse des missions d’une ampleur sociale. Une compagne de communication déployée dans le cadre d’une intervention s’inspire à la fois des tendances de communication les plus sophistiquées, du média à l’hors média un cocktail parfois désobéie la charte initiale du travail social. C’est pourquoi aujourd’hui qu’une réglementation et d’audit des outils de communication fait débat à l’occident.
La veille sur la bonne conduite des œuvres en faveur des populations démunies se fait professionnellement et conformément aux chartes éthiques du travail social. A la lumière de ce que avancent les observateurs, plusieurs fraudes ont été commises pour détourner l’attention des donateurs potentiels vers des causes moins évidentes pour servir des motifs politico-économiques. Même les calendriers d’organisation des compagnes de collecte sont préétablis pour coïncider avec des dates : culturellement, politiquement éthologiquement…etc. Le marchés des donateurs est très sensible!
En parallèle des budgets faramineux se débloquent pour faire adhérer de nouveaux partisans et fidéliser les anciens militants. Les montants investis voisinent ou dépassent, paradoxalement parfois, même les fonds souhaités collecter, et pour des motifs suscitant beaucoup de doutes.Alors a qui faisons nous confiance ? Les OBNL ne peuvent pas marcher que par les dons collectés et le soutien des gouvernements et des organismes bailleurs de fonds. Qui, donc, organisent et protégent la conscience humaine d’une communication influente ? Une communication qui ne hésite pas à mentir aux gens et perturber le climat de confiance régnait entre les donateurs et les médiateurs.
Ce constat laisse croire que les donateurs particuliers devraient compter sur leur simple vigilance domestique, et que les institutionnels sont mieux outillés pour filtrer les différents messages reçus et choir rationnellement les causes et partenaires qui inspirent confiances. Heureusement, quelques Etats ont pris conscience du risque ascendant ; à ce niveau des commissions d’enquête sont chargées de vérifier la véracité des actions de communication au profit de projets à but non lucratifs. Des répercussions pénales ont été prévues contre les fraudeurs ; mais malgré cet effort, ces actions restent limitées et moins suffisantes.
La présence d’une réflexion autour de cet élément pourrait apporter une adaptation préventive en faveur, au même temps, des acteurs agissants dans le domaine social, et du travail dans le contexte des causes les plus nobles. Le rôle de médiation dans ce domaine ne peut réussir s’il ne serait pas protégé par une charte éthique concertée et respectés par tous les protagonistes du travail social.
M.R.AMINE, Doctorant Chercheur “Marketing Stratégique Management Commercial”
Entry Filed under: Marketing social ou de cause. Mots-clefs: Communication sociale, marketing et éthique.
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